Étude — physiologie du tendon et prévention des blessures

Renforcer ses tendons sans les blesser :
ce que dit vraiment la recherche

« Tendinite » est le mot fourre-tout de la salle de sport. Pourtant, la recherche sur le tendon a fait des progrès considérables depuis vingt ans : on sait quelle charge fait adapter un tendon, pourquoi il se blesse, et quel traitement fonctionne — l'exercice, pas le repos. Cette page synthétise les essais randomisés, les méta-analyses et les recommandations cliniques, avec les nuances et les limites de chaque preuve.

≈72 h après une séance lourde, la synthèse de collagène du tendon est encore élevée — il travaille trois jours après vous[3]
44,6 % des volleyeurs élite présentent une tendinopathie rotulienne : la tendinopathie est une maladie de la charge, pas du hasard[13]
≤5/10 de douleur pendant l'effort : le seuil du modèle validé par essai randomisé, qui permet de continuer à s'entraîner en se soignant[20]

01 Le tendon : une corde vivante qui s'adapte lentement

Le tendon n'est pas un simple câble inerte : c'est un tissu vivant, fait essentiellement de collagène de type I, qui transmet la force du muscle à l'os, stocke et restitue de l'énergie élastique — et qui se reconstruit en permanence, mais à son propre rythme.

70–80 %

Une matrice de collagène en renouvellement permanent

À sec, le tendon est fait aux trois quarts de collagène, organisé en fibrilles parallèles. Ce tissu est vascularisé et innervé (faiblement), métaboliquement actif : il synthétise et dégrade du collagène en continu. C'est l'équilibre entre synthèse et dégradation, sous l'effet de la charge, qui décide de sa santé[1][6].

Magnusson et al., Nat Rev Rheumatol 2010[1] · Millar et al., Nat Rev Dis Primers 2021[6]
24–72 h

La synthèse culmine après la séance

Mesurée in vivo chez l'humain (patella), la synthèse de collagène tendineux culmine vers 24 h après l'exercice et reste élevée jusqu'à ~72 h. Conséquence directe : solliciter lourdement le même tendon tous les jours, c'est interrompre sa reconstruction en plein chantier — d'où la règle des 48–72 h entre deux séances dures[2][3].

Miller et al., J Physiol 2005[3] · Kjaer et al., Scand J Med Sci Sports 2009[2]
+épais +rigide

L'entraînement habituel transforme le tendon

Chez des pratiquants soumettant leurs jambes à des charges lourdes depuis des années, le tendon rotulien est mesurablement plus épais (section plus grande) et plus rigide que chez des sédentaires. Le tendon s'adapte donc bien à la musculation — à condition de lui laisser le temps[4].

Couppé et al., J Appl Physiol 2008[4]
♀ ≠ ♂

Les tendons des femmes répondent moins à la charge

À entraînement identique, la réponse de synthèse de collagène et l'hypertrophie tendineuse sont atténuées chez les femmes — un effet lié aux œstrogènes. Après la ménopause, la prudence sur la progression des charges est d'autant plus justifiée[5].

Magnusson et al., Int J Exp Pathol 2007[5]
lent

Le muscle s'adapte plus vite que le tendon

C'est le décalage central de la prévention : la force musculaire progresse en quelques semaines, la structure du tendon en plusieurs mois. Le pratiquant peut donc devenir capable de générer des forces que ses tendons ne sont pas encore prêts à transmettre — c'est précisément cette inadéquation qui blesse[1].

Magnusson et al., Nat Rev Rheumatol 2010[1]
élastique

Un ressort, pas seulement une corde

Le tendon stocke de l'énergie élastique à l'étirement et la restitue (course, sauts). Cette fonction « ressort » le rend performant mais vulnérable aux charges rapides et répétées — sauts, sprints — qui sollicitent le tendon bien au-delà de ce que produit une contraction lente[6].

Millar et al., Nat Rev Dis Primers 2021[6]

02 Renforcer : ce qui fait vraiment adapter un tendon

Tous les exercices ne se valent pas pour le tendon. Deux variables ressortent de la littérature : l'amplitude de la tension (il faut charger lourd) et la lenteur du mouvement (il faut laisser le temps à la tension de s'appliquer).

~90 % MVC

C'est l'amplitude de la tension qui déclenche l'adaptation

Essai contrôlé de 14 semaines : à volume identique, seule la condition à haute tension (~90 % de la contraction maximale) a rendu le tendon d'Achille plus rigide ; la même dose d'exercice à basse tension n'a rien changé. Ni la fréquence des cycles, ni le volume seul ne compensent une tension insuffisante[7].

Arampatzis et al., J Exp Biol 2007[7]
SMD 0,70

La rigidité augmente avec la charge — la méta-analyse

Revue systématique et méta-analyse des études d'intervention chez l'adulte sain : l'entraînement en résistance augmente la rigidité du tendon (taille d'effet standardisée 0,70), et l'efficacité croît avec l'intensité de la charge ; les programmes de 12 semaines et plus tendent à de meilleurs résultats[8].

Bohm et al., Sports Med Open 2015[8]
lourd + lent

Le « heavy slow resistance » (HSR)

Charges lourdes (jusqu'à ~85–90 % 1RM) exécutées lentement — typiquement 3 s montée, 3 s descente : ce format combine la haute tension qui déclenche l'adaptation et un temps sous tension long, sans les pics rapides qui irritent. C'est aujourd'hui le protocole de référence, en prévention comme en traitement[9][17].

Kongsgaard et al., Scand J Med Sci Sports 2009[9] · Beyer et al., Am J Sports Med 2015[17]

Les repères pratiques, issus des protocoles validés

VariableRepèrePourquoi
Charge Lourde — ≥70 % 1RM, jusqu'à ~85–90 % en progression Seule une tension élevée déclenche l'adaptation du tendon[7][8]
Tempo Lent — ~3 s excentrique + 3 s concentrique Évite les pics de charge rapides, prolonge le temps sous tension[9]
Fréquence 2–3 séances/semaine par tendon, espacées de 48–72 h La synthèse de collagène reste élevée ~72 h ; il faut laisser le chantier se terminer[3]
Durée ≥12 semaines pour des changements structurels mesurables L'adaptation tendineuse est lente ; elle se mesure en mois[8][1]
Progression Par paliers réguliers, jamais par sauts Ce sont les pics de charge, pas la charge elle-même, qui blessent[12]

Nuance méthodologique

Les études d'adaptation tendineuse comptent souvent quelques dizaines de participants, sur des durées courtes au regard de la cinétique du tissu, et mesurent la rigidité par échographie (méthode opérateur-dépendante). Les ordres de grandeur — charger lourd, lentement, longtemps — sont robustes et convergents ; les pourcentages exacts, eux, restent des approximations.

03 La tendinopathie : comprendre avant de traiter

On dit « tendinite » ; la recherche parle de tendinopathie — et la distinction n'est pas un détail de vocabulaire : elle change le traitement.

-ite ?

Ce n'est pas (principalement) une inflammation

Dans la tendinopathie chronique, on ne retrouve pas le tableau d'une inflammation aiguë classique, mais une désorganisation du collagène et une hypersensibilité mécanique du tissu. Conséquence majeure : anti-inflammatoires et glace ne traitent pas la cause — ils masquent au mieux le signal[1][6].

Magnusson et al., Nat Rev Rheumatol 2010[1] · Millar et al., 2021[6]
3 stades

Le continuum : réactif → dysréparation → dégénérescence

Le modèle de Cook et Purdam décrit la tendinopathie comme un continuum : un tendon sain soumis à une surcharge brutale devient « réactif » (gonflé, douloureux — réversible en quelques semaines si l'on gère la charge), puis entre en « dysréparation », puis en dégénérescence (changements structurels, réversibilité partielle). Plus on intervient tôt, mieux c'est[10][11].

Cook & Purdam, Br J Sports Med 2009[10] · Cook et al., BJSM 2016[11]
pic de charge

Ce qui blesse, c'est le saut de charge

Analyse prospective : ce n'est pas la charge élevée en soi qui prédit la blessure, mais son augmentation brutale par rapport à ce que le tissu a l'habitude de supporter — et, à l'inverse, une charge chronique élevée bien tolérée protège. Doubler son volume ou sa charge d'une semaine à l'autre est le scénario type[12].

Gabbett, Br J Sports Med 2016[12]
0 % vs 45 %

Le profil de charge décide du risque

Étude transversale chez l'athlète élite : tendinopathie rotulienne chez 44,6 % des volleyeurs et 31,9 % des basketteurs — contre 0 % chez les cyclistes et orienteurs. Même niveau d'entraînement, même exigence : seul change le type de contrainte imposée au tendon (sauts répétés vs charge cyclique douce)[13].

Lian et al., Am J Sports Med 2005[13]
<1 /1000 h

La musculation elle-même est plutôt sûre

Revue d'épidémiologie des sports de force : le bodybuilding affiche 0,24 à 1 blessure pour 1000 heures de pratique (le strongman monte à ~6/1000 h), loin des sports collectifs. La majorité des blessures sont des lésions de surcharge — épaule, bas du dos, genou — donc précisément celles que la gestion de la charge prévient[14].

Keogh & Winwood, Sports Med 2017[14]
⚠ médocs

Certains médicaments fragilisent le tendon

Les antibiotiques fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine…) portent un encadré d'alerte de la FDA depuis 2008 pour risque de tendinite et de rupture tendineuse, majoré après 60 ans et sous corticoïdes. Sous ce traitement : alléger fortement les charges et en informer son médecin[24].

FDA Drug Safety Communication[24]

Le modèle « charge aiguë / charge chronique » est débattu

Le ratio aigu:chronique de Gabbett est le cadre le plus cité, mais sa validité statistique est discutée dans la littérature (artefacts mathématiques, coupes arbitraires). Le principe qualitatif, lui, fait consensus : évitez les sauts brutaux de charge, construisez la tolérance progressivement — pas besoin d'un ratio pour appliquer cela.

04 Traiter : l'exercice est le traitement, pas le repos

C'est le renversement majeur des vingt dernières années : un tendon douloureux ne se soigne pas en l'immobilisant — le repos complet ne fait que le désadapter davantage. Il se soigne en le rechargeant, correctement dosé.

5×45 s

L'isométrique : l'antidouleur de l'entraînement

Essai croisé chez des volleyeurs : 5 contractions isométriques de 45 s à ~70 % du maximum (ex. extension de genou bloquée) ont fait chuter la douleur au squat décliné de 7,0 à 0,2/10, avec un effet d'au moins 45 minutes. Confirmé en saison contre l'isotonique[16]. Limite honnête : 6 participants, effet immédiat mesuré — c'est un outil de gestion de la douleur, pas la cure[15].

Rio et al., Br J Sports Med 2015[15] · Rio et al., Clin J Sport Med 2017[16]
HSR = excentrique

Charges lourdes lentes aussi efficaces que l'excentrique

Essai randomisé (tendinopathie d'Achille) : à 12 semaines comme à 1 an, le protocole HSR donne des résultats équivalents au protocole excentrique classique, avec une tendance (non significative) à une meilleure satisfaction. On n'est donc pas prisonnier d'un seul protocole : lourd, lent, progressif — les deux marchent[17].

Beyer et al., Am J Sports Med 2015[17]
≤5/10

Le modèle de surveillance de la douleur

Essai randomisé (Achille) : continuer à courir et à s'entraîner pendant la rééducation, en respectant deux règles — douleur ≤5/10 pendant l'effort, et retour au niveau de base au plus tard le lendemain matin — donne des résultats aussi bons que le repos relatif, sans arrêt du sport. La douleur devient une jauge, pas une alarme[20].

Silbernagel et al., Am J Sports Med 2007[20]
charge progressive

Le dénominateur commun des programmes qui marchent

Revue systématique des programmes de charge pour tendinopathies rotulienne et d'Achille : quel que soit le label (excentrique, concentrique-excentrique, isométrique…), les programmes qui améliorent douleur et fonction partagent un même cœur — une charge progressive, dosée, maintenue des semaines. Le protocole compte moins que la régularité et la progression[18].

Malliaras et al., Sports Med 2013[18]
1998

L'excentrique, pionnier à remettre à sa place

Le protocole d'Alfredson (mollets, excentrique sur marche) a lancé toute cette recherche — mais l'étude originale était une étude pilote non contrôlée de 15 patients. Les essais ultérieurs ont montré que l'excentrique pur n'est pas supérieur aux autres formats de charge. Respect au pionnier, mais ce n'est pas la référence actuelle[19][17].

Alfredson et al., Am J Sports Med 1998[19]
guideline

La recommandation clinique de référence

Le guideline multidisciplinaire néerlandais sur la tendinopathie d'Achille : l'exercice en première ligne, échographie de routine et injections non recommandées en première intention. C'est le consensus clinique actuel — l'imagerie montre d'ailleurs souvent des anomalies chez des gens sans aucune douleur[21].

de Vos et al., Br J Sports Med 2021[21]

Corticoïdes : le soulagement qui coûte cher

TraitementCourt terme6 mois et plus
Injection de corticoïdes Soulagement initial Détérioration — résultats inférieurs aux deux groupes d'exercice[9]
Excentrique (squat décliné) Amélioration progressive Amélioration maintenue[9]
Heavy slow resistance (HSR) Amélioration progressive Amélioration maintenue, meilleure satisfaction[9]

Essai randomisé à 3 bras sur la tendinopathie rotulienne[9]. Les corticoïdes restent une option discutée au cas par cas avec un médecin — mais comme traitement de fond, la charge progressive les surclasse à chaque évaluation à long terme.

05 Prévenir : technique et gestion de la charge

« Avoir la bonne technique » se résume en une idée : la charge est la variable maîtresse, et la technique décide où elle va. Un mouvement propre répartit la contrainte ; une progression propre la rend tolérable.

÷3

La force est le meilleur bouclier

Méta-analyse de 25 essais randomisés (26 610 participants) : les programmes de renforcement musculaire ont réduit les blessures sportives à moins d'un tiers (RR 0,315) — devant les étirements et la proprioception. Des tendons et des muscles forts, c'est de la prévention[22].

Lauersen et al., Br J Sports Med 2014[22]
48–72 h

Espacer les séances qui tapent le même tendon

La synthèse de collagène reste élevée jusqu'à ~72 h après une séance lourde[3] : alterner les sollicitations dures (sauts, charges lourdes, sprints) avec des jours plus doux donne au tendon le temps de se reconstruire — et construit au fil des mois une charge chronique élevée, qui protège[12].

Miller et al., J Physiol 2005[3] · Gabbett, BJSM 2016[12]
compression

Attention aux positions qui pincent l'insertion

Les insertions tendineuses supportent mal la compression combinée à la tension : squat très profond pour un tendon rotulien irrité, talon bas sur une marche pour un Achille, coude chargé bras tendu derrière le dos. En phase douloureuse, réduire l'amplitude (box plus haute, marche neutre) soulage sans arrêter le travail — les étirements forts, eux, ajoutent de la compression[10][11].

Cook & Purdam 2009[10] · Cook et al. 2016[11]

Calculateur : visualisez une progression raisonnable

Votre charge dans 4, 8 et 12 semaines selon le rythme de progression

Le tendon s'adapte en mois : une progression hebdomadaire modeste, maintenue, bat une progression agressive interrompue par une blessure. À titre indicatif — ajustez à la douleur (règle des ≤5/10) et à votre expérience.

Prudent — +2,5 %/semaine

Standard — +5 %/semaine

Agressif — +10 %/semaine

Outil d'illustration, pas de prescription : sur les charges lourdes, la progression réelle se fait souvent par paliers de 1–2,5 kg plutôt qu'en pourcentage strict, et toute douleur qui dépasse 5/10 ou persiste au-delà de 24 h impose de réduire[20].

Pour l'échauffement, l'évaluation initiale (PAR-Q+) et les autres notions de sécurité générale en salle, voir la section Sécurité de l'étude sur le coaching en musculation — les mêmes références s'appliquent.

06 Nutrition : une piste intéressante, à prendre avec recul

Le tendon est du collagène : l'idée de le nourrir directement est séduisante. Une étude a relancé l'intérêt — mais il faut la lire avec ses limites.

×2

Gélatine + vitamine C avant l'effort

Essai randomisé croisé : 15 g de gélatine enrichie en vitamine C (~50 mg), pris 1 h avant une activité intermittente, ont doublé le marqueur sanguin de synthèse du collagène (PINP) et augmenté la teneur en collagène des ligaments conçus en laboratoire. Piste prometteuse, à défaut d'être prouvée sur la blessure elle-même[23].

Shaw et al., Am J Clin Nutr 2017[23]
n=8

Les limites, honnêtement

Cette étude porte sur 8 hommes jeunes et sains, avec un marqueur indirect (un taux sanguin), pas sur des tendons blessés ni sur des ruptures évitées. Aucune étude ne démontre à ce jour qu'un supplément de collagène prévient ou guérit une tendinopathie chez le pratiquant de musculation. Ce n'est ni inutile ni miraculeux : c'est non tranché[23][6].

Shaw et al. 2017[23] · Millar et al. 2021[6]
base

Le socle reste le même que pour le muscle

Avant tout supplément : apports protéiques suffisants (le collagène se construit avec des acides aminés), alimentation complète, sommeil. Les repères de l'étude sur le coaching — 1,4–2,0 g/kg/j de protéines — s'appliquent ici de la même façon. Aucune poudre ne compense une charge mal gérée[6].

Millar et al., Nat Rev Dis Primers 2021[6]

07 En pratique : la santé des tendons, en 7 points

  1. Chargez lourd et lent pour construire. ≥70 % 1RM, tempo ~3 s + 3 s, 2–3 fois par semaine par tendon — c'est l'amplitude de la tension qui déclenche l'adaptation, pas le volume[7][9].
  2. Espacez les séances dures de 48–72 h. Le tendon reconstruit son collagène pendant trois jours après l'effort ; ne relancez pas le même chantier avant la fin du précédent[3].
  3. Progressez par paliers, jamais par sauts. Le pic de charge — doubler son volume, reprendre à plein après une pause — est le premier déclencheur de tendinopathie[12].
  4. Utilisez la douleur comme une jauge. ≤5/10 pendant l'effort et retour au calme sous 24 h : vert. Au-delà : réduisez la charge d'un cran, sans tout arrêter[20].
  5. Douleur en saison ? Isométrique. 5 × 45 s à ~70 % du maximum avant la séance ou le match pour faire baisser la douleur ; charges lourdes lentes en fond de traitement[15][17].
  6. Fuyez les deux fausses solutions. Le repos complet, qui désadapte le tendon, et les corticoïdes, qui soulagent au début puis dégradent les résultats à 6 mois[9][21].
  7. Consultez si ça persiste. Une douleur qui résiste à 2–3 semaines de charge adaptée mérite un avis médical ou kinésithérapique — et signalez tout traitement par fluoroquinolones, qui fragilisent le tendon[21][24].

En une phrase : un tendon se blesse quand la charge dépasse sa capacité actuelle, et se renforce quand on le charge lourdement, lentement, progressivement — en laissant la reconstruction se faire entre les séances.

08 Toutes les sources

Chaque résultat renvoie à sa source primaire (méta-analyse, essai randomisé, recommandation clinique) — cliquez pour vérifier. Sources vérifiées en août 2026.

Physiologie et adaptation du tendon

  1. Magnusson SP, Langberg H, Kjaer M, The pathogenesis of tendinopathy: balancing the response to loading, Nature Reviews Rheumatology 2010. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Kjaer M, Langberg H, Heinemeier K, et al., From mechanical loading to collagen synthesis, structural changes and function in human tendon, Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports 2009. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  3. Miller BF, Olesen JL, Hansen M, et al., Coordinated collagen and muscle protein synthesis in human patella tendon and quadriceps muscle after exercise, Journal of Physiology 2005. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  4. Couppé C, Kongsgaard M, Aagaard P, et al., Habitual loading results in tendon hypertrophy and increased stiffness of the human patellar tendon, Journal of Applied Physiology 2008. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  5. Magnusson SP, Hansen M, Langberg H, et al., The adaptability of tendon to loading differs in men and women, International Journal of Experimental Pathology 2007. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  6. Millar NL, Silbernagel KG, Thorborg K, et al., Tendinopathy (Primer), Nature Reviews Disease Primers 2021. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

Renforcement du tendon

  1. Arampatzis A, Karamanidis K, Albracht K, Adaptational responses of the human Achilles tendon by modulation of the applied cyclic strain magnitude, Journal of Experimental Biology 2007. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Bohm S, Mersmann F, Arampatzis A, Human tendon adaptation in response to mechanical loading: a systematic review and meta-analysis of exercise intervention studies on healthy adults, Sports Medicine - Open 2015. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  3. Kongsgaard M, Kovanen V, Aagaard P, et al., Corticosteroid injections, eccentric decline squat training and heavy slow resistance training in patellar tendinopathy, Scand J Med Sci Sports 2009 (essai randomisé à 3 bras, suivi 6 mois). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

Tendinopathie : mécanismes et épidémiologie

  1. Cook JL, Purdam CR, Is tendon pathology a continuum? A pathology model to explain the clinical presentation of load-induced tendinopathy, British Journal of Sports Medicine 2009. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Cook JL, Rio E, Purdam CR, Docking SI, Revisiting the continuum model of tendon pathology: what is its merit in clinical practice and research?, Br J Sports Med 2016. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  3. Gabbett TJ, The training-injury prevention paradox: should athletes be training smarter and harder?, Br J Sports Med 2016. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  4. Lian ØB, Engebretsen L, Bahr R, Prevalence of jumper's knee among elite athletes from different sports: a cross-sectional study, American Journal of Sports Medicine 2005. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  5. Keogh JWL, Winwood PW, The epidemiology of injuries across the weight-training sports, Sports Medicine 2017 (revue). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

Traitement par l'exercice

  1. Rio E, Kidgell D, Purdam C, et al., Isometric exercise induces analgesia and reduces inhibition in patellar tendinopathy, Br J Sports Med 2015 (essai croisé, 6 volleyeurs). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Rio E, van Ark M, Docking S, et al., Isometric contractions are more analgesic than isotonic contractions for patellar tendon pain: an in-season randomized clinical trial, Clinical Journal of Sport Medicine 2017. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  3. Beyer R, Kongsgaard M, Hougs Kjær B, et al., Heavy slow resistance versus eccentric training as treatment for Achilles tendinopathy: a randomized controlled trial, Am J Sports Med 2015. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  4. Malliaras P, Barton CJ, Reeves ND, Langberg H, Achilles and patellar tendinopathy loading programmes: a systematic review comparing clinical outcomes and identifying potential mechanisms for effectiveness, Sports Medicine 2013. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  5. Alfredson H, Pietilä T, Jonsson P, Lorentzon R, Heavy-load eccentric calf muscle training for the treatment of chronic Achilles tendinosis, Am J Sports Med 1998 (étude pilote non contrôlée, n=15). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  6. Silbernagel KG, Thomeé R, Eriksson BI, Karlsson J, Continued sports activity, using a pain-monitoring model, during rehabilitation in patients with Achilles tendinopathy: a randomized controlled study, Am J Sports Med 2007. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  7. de Vos RJ, van der Vlist AC, Zwerver J, et al., Dutch multidisciplinary guideline on Achilles tendinopathy, Br J Sports Med 2021. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

Prévention, nutrition et médicaments

  1. Lauersen JB, Bertelsen DM, Andersen LB, The effectiveness of exercise interventions to prevent sports injuries: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials, Br J Sports Med 2014 (25 ECR, 26 610 participants). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Shaw G, Lee-Barthel A, Ross ML, et al., Vitamin C-enriched gelatin supplementation before intermittent activity augments collagen synthesis in human subjects, American Journal of Clinical Nutrition 2017 (essai croisé, 8 hommes). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  3. US Food & Drug Administration, FDA updates warnings for fluoroquinolone antibiotics (juillet 2016 — rappelle l'encadré d'alerte de 2008 sur le risque de tendinite et de rupture tendineuse). fda.gov